SPM et santé mentale : pourquoi certains jours semblent plus lourds ?
Depuis plusieurs années, je traverse une période de vie compliquée, avec des hauts, des bas (j’ai du mal à dire le mot mais vous avez compris), et parfois un poids invisible difficile à porter. Mais il y a un moment précis du mois où tout semble encore plus lourd : la période du SPM (syndrome prémenstruel). C’est comme si les émotions, déjà intenses au quotidien, devenaient décuplées.
J’ai eu envie d’écrire cet article pour partager mon vécu, mais aussi quelques petites astuces et idées qui m’aident (un peu) à mieux traverser ces jours difficiles. Peut-être qu’elles pourront aussi apporter un peu de réconfort à d’autres.
Quand le SPM se superpose à un mal-être déjà présent
Le SPM n’est pas seulement une question de crampes ou de petits sauts d’humeur. Pour certaines, c’est une réelle tempête hormonale : irritabilité, anxiété, douleurs physiques, sentiment de vide ou de découragement… Quand on est déjà dans une période de fragilité psychologique, cela devient un poids supplémentaire, parfois écrasant.
Il ne s’agit pas d’un caprice ou d’une “simple mauvaise humeur” : c’est un état bien réel. Dans certains cas, on parle même de TDPM (trouble dysphorique prémenstruel), une forme beaucoup plus sévère du SPM, encore trop peu connue et reconnue.
Quelques pistes et idées pour traverser cette période
Je n’ai pas trouvé de solution miracle, mais voici des petites choses qui, pour moi, rendent cette période un peu plus supportable :
1. Tenir un journal : noter ses émotions et symptômes pour anticiper et relativiser.
2. Alléger son emploi du temps : se donner la permission de ralentir, écouter son corps et poser des limites (si vous le pouvez).
3. Bouger doucement : marche, yoga doux, étirements ou danse libre pour calmer tension physique et mentale.
4. Adapter son alimentation : réduire la caféine, l’alcool, le sucre raffiné et privilégier le magnésium, la vitamine B6, oméga‑3.
5. Créer un cocon de réconfort : bouillotte, bain chaud, huiles essentielles, musique douce, objets ou activités réconfortants.
6. Respiration et méditation : quelques minutes pour calmer anxiété et tension.
7. Planifier des micro-plaisirs : petites activités agréables faciles à réaliser pour stimuler le moral.
8. En parler : proches, professionnel, communauté en ligne pour briser l’isolement.
9. Écouter son corps : accepter fatigue et douleurs, ralentir n’est pas un échec.
10. Techniques de relaxation physique : étirements, auto-massage, yoga nidra ou huiles essentielles.
Ressources utiles
Si tu sens que tu as besoin de parler, de soutien ou simplement d’être écoutée, voici quelques endroits où tu peux trouver une oreille attentive et des informations fiables :
Fil Santé Jeunes : écoute anonyme et gratuite, disponible 7j/7, 24h/24. ☎️ 0 800 235 236 — www.filsantejeunes.com
SOS Amitié : pour parler à quelqu’un quand on se sent seul(e). ☎️ 09 72 39 40 50 — www.sos-amitie.com
Numéro national de prévention du suicide : 24h/24, gratuit, confidentiel. ☎️ 31 14
Santé Publique France : informations fiables sur le SPM et le TDPM. 🌐 santepubliquefrance.fr
Associations et communautés : certaines associations autour de la santé mentale et de la santé des femmes proposent des espaces d’échange bienveillants, comme EndoFrance ou des groupes de soutien sur les réseaux sociaux.
Écrire cet article, c’est ma façon de dire haut et fort : ce n’est pas “dans la tête”. Le mélange entre un mal-être profond et le SPM peut être une vraie épreuve, mais petit à petit, on peut trouver des clés et des rituels pour (un peu) mieux traverser ces jours compliqués.
Si toi aussi tu vis cela, prends soin de toi, ménage-toi, et rappelle-toi que cette tempête finit toujours par passer.
